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24 Sep 2021

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Paiement fractionné : l’italien Scalapay veut s’imposer en France
Newsbeat

Paiement fractionné : l’italien Scalapay veut s’imposer en France 

Paiement fractionné : l'italien Scalapay veut s'imposer en France La solution de paiement en plusieurs fois est arrivée discrètement dans l’Hexagone fin 2020 et recherche actuellement un responsable pour ce marché.

Après la génération des Adyen, Stripe & co, voici celle de Klarna, Affirm & cie. Ces start-up spécialisées dans le paiement fractionné se sont multipliées un peu partout dans le monde ces trois dernières années. En Europe, la star est suédoise et s’appelle Klarna. Mais elle n’est plus seule à vouloir s’imposer en Europe. L’italienne Scalapay, qui utilise d’ailleurs les mêmes codes couleurs que sa concurrente, a débarqué en France et en Allemagne fin 2020. 

Lancée en juillet 2019, la fintech propose une offre de paiement en trois fois rapide et simple à mettre en place pour des marchands de toutes tailles. Plusieurs grands comptes font partie de son portefeuille comme Bata, Décathlon Italie ou encore le spécialiste du collant Calzedonia. En plus de sa plateforme en ligne, Scalapay met à disposition de ses clients marchands une solution en magasin. Concrètement, le consommateur doit scanner un QR code, souvent situé au niveau de la caisse, qui le connecte au site de Scalapay. Il rentre ensuite quelques informations (s’il n’a jamais utilisé Scalapay) et indique le montant à régler, ce qui génère un QR code que l’employé scanne. “Si vous êtes déjà un utilisateur Scalapay, le processus est quasiment instantané”, assure Vanessa Vtanguino, responsable du marketing pour la France. 

A gauche, le site de Klarna, à droite celui de Scalapay. © JDN

Contrairement à la majorité des acteurs sur ce marché, Scalapay souhaite être visible auprès des consommateurs. Une fois que le client d’une enseigne a choisi ce mode de paiement, il peut s’abonner à une newsletter qui met en avant d’autres marques ayant recours à Scalapay.

Autre particularité de la start-up : elle propose uniquement du paiement fractionné sans frais (le client ne paie rien, le marchand prend tout en charge). La majorité de ses concurrents laissent le choix au marchand du paiement sans frais ou avec frais (le client a donc aussi des frais). La version sans frais étant évidemment plus attractive pour le consommateur final, elle permet un meilleur taux de conversion pour le marchand. Mais avec un coût supplémentaire. Scalapay facture une commission de 4,2% maximum (dégressif en fonction des volumes), plus chers que ses concurrents français (consulter notre comparatif sur les solutions de paiement fractionné

Absence de Klarna en France

En se lançant en France fin 2020, et en y prenant des bureaux début 2021, Scalapay ne vient pas concurrencer Klarna, toujours pas présent dans l’Hexagone en raison de l’absence de fichier positif (registre destiné aux prêteurs recensant l’ensemble des crédits signés par les ménages) et des taux d’usure bas. Mais à en croire ce profil LinkedIn, son entrée sur le marché français pourrait intervenir d’un jour à l’autre. Scalapay doit plutôt faire face au acteurs locaux : les nouveaux entrants que sont Alma, Cresh ou encore Pledg, et les historiques comme Floa (ex-Banque Casino) et Oney. Pour renforcer sa présence en France, Scalapay cherche actuellement un country manager et des profils commerciaux et marketing qui complèteront l’équipe de 50 personnes réparties entre l’Italie, la France, l’Allemagne, l’Irlande et l’Australie, pays d’adoption des fondateurs de Scalapay… et aussi pays d’Afterpay, un des plus gros acteurs du paiement fractionné, qui a racheté l’espagnol Pagantis en août dernier. 

Dans l’Hexagone, Scalapay compte principalement des marques de prêt-à-porter, sa cible d’origine. Elle ne communique pas sur son nombre de clients en France mais un chiffre global pour ses trois pays, à savoir 1 000 clients. Pas d’indication sur ses volumes de paiement, indicateur clé du secteur. “Scalapay connait un beau succès en Italie”, assure Michele Foradori, VC chez BlackFin Tech, qui a investi chez un concurrent Danois, Viabill. “Ils ont beaucoup travaillé au début pour réduire au maximum la fraude”, ajoute-t-il, alors que le sujet de la fraude est très complexe à gérer dans le secteur. Contrairement à un crédit qui peut être validé en un ou deux jours (et donc laisser le temps de faire des vérifications), il faut pouvoir valider un paiement fractionné en quelques secondes. Scalapay revendique un taux de défaut de 1,5% versus 0,4% chez Klarna (qui existe depuis 2005). 

Sur le plan réglementaire, Scalapay n’a pas d’agrément et doit donc lever de la dette pour avancer le montant au marchand. C’est aussi le modèle choisi par Alma, même si elle a récemment demandé un agrément de paiement. Pour financer les marchands dans les trois pays où elle est présente, Scalapay s’est associé à la marketplace bancaire allemande Raisin Bank qui recense 102 partenaires bancaires de plus de 30 pays sur sa plateforme. En parallèle de la dette, Scalapay a besoin de lever des fonds en equity. Fin janvier dernier, la fintech a annoncé une levée de 40 millions d’euros, quelques jours après l’annonce du tour de table de 49 millions d’euros d’Alma. Avec ce financement, Scalapay compte s’étendre encore en Europe et lancer de nouveaux produits dont le paiement différé, actuellement en test en Italie. 

  Klarna Scalapay
Date de création 200 2019
Nombre de clients 205 000 1 000
Présence internationale 14 pays dont les Etats-Unis 3 pays 
Nombre de salariés 3 500  50 

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