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24 Sep 2021

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Comptabilité : Georges Tech lève 35 millions d’euros et devient Indy
Newsbeat

Comptabilité : Georges Tech lève 35 millions d’euros et devient Indy 

Comptabilité : Georges Tech lève 35 millions d'euros et devient Indy La start-up lyonnaise, qui automatise la comptabilité des indépendants, compte recruter 100 personnes en 2021 et attaquer le marché américain en fin d’année.

Et de deux levées de fonds dans la comptabilité. Après Pennylane début janvier, c’est au tour de Georges Tech d’annoncer un tour de table de 35 millions d’euros (dont une partie de dette dont le montant n’est pas communiqué) mené par Singular, aux côtés de ses investisseurs historiques Alven et Kerala Ventures. Au total, la start-up lyonnaise a levé 46 millions d’euros depuis sa création en 2016. En parallèle de sa levée de fonds, Georges Tech annonce changer de nom pour Indy. Un clin d’œil à sa cible : les indépendants. D’après la jeune pousse, ces travailleurs ont très peu de processus adaptés. “Ils sont très mal servis en général. La comptabilité a été pensée pour les PME et les grandes entreprises, puis a été calquée pour les indépendants. Ce qui fait qu’elle est très complexe”, explique Côme Fouques, CEO d’Indy. 

La start-up a conçu une plateforme qui permet d’automatiser la comptabilité pour les indépendants et se passer ainsi d’un expert-comptable. Il est possible de déclarer ses impôts, son Ursaff, sa TVA sur le site. “Nous récupérons tous les matins les transactions bancaires d’un client puis les classons. Sur le volet fiscal, nous leur faisons une to-do list avec les informations qu’ils doivent saisir comme les cotisations. Tout est fait pour que l’utilisateur qui ne connait rien à la comptabilité puisse sortir une déclaration d’impôt et ou de TVA. C’est très guidé et vulgarisé”, raconte le dirigeant, qui assure que ses clients passent entre deux et trois heures par an seulement à saisir les informations nécessaires sur Indy.

“70% des utilisateurs qui essaient Indy en essai gratuit s’abonnent”

Les clients d’Indy peuvent également bénéficier d’un accompagnement via un chat géré par 35 personnes à plein temps. Le tout pour des tarifs trois à cinq fois moins chers que chez les experts-comptables, à savoir entre 20 et 49 euros par mois, sans engagement. Mais contrairement à un expert-comptable qui atteste des comptes (on parle d’une mission de présentation des comptes annuels), Indy n’est pas responsable de ce qui a été rendu ou non par le client (on parle d’une mission de révision des comptes annuels).

A ce jour, la fintech revendique 40 000 clients indépendants (sur les plus de 3 millions en France (d’après l’Insee) dont une grande partie sont des professions libérales, sa cible historique. Depuis 2020, elle a lancé son offre pour les entrepreneurs en EURL, SARL, SAS, SASU qui vient s’ajouter à celle en BNC (Bénéfices non commerciaux).

Indy n’est pas la seule à automatiser une partie ou toute la comptabilité. Depuis quelques années, de nombreuses start-up comme Ipaidthat, Dougs, Clémentine ou encore Chaintrust s’attaquent à ce qui relève du casse tête pour les indépendants et petites entreprises. 

Concurrencer Quickbooks sur ses terres

La levée de fonds va permettre à Indy de proposer davantage de régimes fiscaux comme celui des Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et de sortir de nouveaux outils et fonctionnalités comme la télétransmission de la déclaration d’impôt sans avoir à quitter la plateforme. Elle souhaite également accélérer sa présence en France en misant sur sa force commerciale mais aussi sur le bouche-à-oreille et un taux de conversion élevé. “70% des utilisateurs qui essaient notre produit en essai gratuit s’abonnent. C’est énorme car dans le logiciel, la moyenne s’élève à 15%”, se félicite Côme Fouques.

Autre objectif de taille : les Etats-Unis. “Nous travaillons depuis 12 mois sur notre internationalisation. Nous lançons le développement du produit pour une commercialisation fin 2021. C’est un marché plus gros et plus mûr. 50% des actifs sont indépendants”, assure le dirigeant. Indy devra face à un concurrent de poids outre-Atlantique, Quickbooks. “Il y a effectivement des acteurs très puissants, très financés et très agressifs. Sur les 12-18 prochains mois, le travail va consister à titiller le marché américain, le tester et comprendre ses dynamiques. S’il y a un bon alignement des planètes, on peut imaginer qu’Indy fasse un autre tour de table par la suite pour vraiment percer aux US”, estime Jérémy Uzan, associé chez Singular.

Pour jouer sur tous ces tableaux, la fintech souhaite recruter 100 personnes en 2021. La start-up compte actuellement 120 salariés basés à Lyon. Son chiffre d’affaires est de l’ordre de plusieurs “millions d’euros” et elle prévoit de le tripler en 2021.

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